ALLAIA TSCHANN

Allaïa Tschann
Allaïa Tschann est née un 2 novembre 1976, un Jour des Morts, date symbolique d'un état qu'elle ne cesse de contrer par une approche axée sur une logique essentielle des lois de l'existence. En effet, sa création se signifie ici, le jour d'une naissance, à l'encontre d'une convention, là où la vie dépasse la mort. Dès l'âge de cinq ans, elle fréquente un atelier artistique où elle s'essaie à dessiner les yeux fermés, avec pour meilleur allié le mouvement régulier de la spirale, un mouvement cosmique par nature. Onze ans plus tard, toujours les yeux fermés, l'invitation fortuite à inaugurer la toute nouvelle piste olympique de bobsleigh, en binôme, confirme un goût certain pour les performances. Aussi, c'est après un voyage à Londres de près d'un an et des études à peine achevées qu'elle commence à écrire pour The French Touch Magazine, en 2000, un magazine d'art contemporain en vogue, avec pour rédactrice en chef l'écrivaine Martine Dassault. C'est alors au milieu de rencontres percutantes, dont le spécialiste du mouvement DADA, Marc Dachy (prix des créateurs remis par Eugène Ionesco), que le monde de l'Art s'ouvre grand à elle. En 2001, appuyée par l'Université Paris-Vincennes (Paris-VIII), elle choisit un théâtre parisien underground pour laisser se côtoyer danseuses orientales, musiciens, acteurs & public (avec ou sans domicile fixe), lors d'une pièce-happening unique, La Rosée Engluée, qu'elle écrit dans une transe, pour ainsi dire à même la scène. Dès lors, son geste artistique sort des chemins traditionnels, d'autant que la pièce fusionne avec le cinéma, créant un long-métrage avant-gardiste, teinté de spiritualité, La Rosée. Se méfiant d'une diffusion prématurée, elle laisse au temps de mûrir sa réalisation afin de créer un montage où chaque seconde se compose tel un tableau sonore. C'est à partir de ce point précis, laissant au temps de finaliser l'oeuvre jusqu'à sa diffusion finale, qu'elle opère une transformation, passant d'un geste fulgurant à la lisière de l'art Gutaï, tel le pastel sur papier kraft 1ère Résurrection, à un geste régénérateur à la lisière de la Transavantgarde, telle l'huile sur toile D'Hélice (Turlututu). En 2010, elle lance un grand processus de pacification en ouvrant un site-atelier où son verbe ne cesse de célébrer, au travers de sa sémantique, l'immanence paradisiaque. Consécutivement, elle élabore un mouvement artistique, nommé World Art, en pure référence à la World Music, autour d'une proposition structurelle de la Jérusalem céleste. Un anglicisme qu'elle emprunte pour définir l'Art par une réunion de tous les arts... De façon synthétique, son oeuvre dépeint un temps charnière, sans jamais baisser la garde, où la fin d'un cycle, perçu en déconstruction ou même apocalyptique, se travaille dans sa réalité mystique afin d'accéder à la réalisation d'un humain, pris dans son ensemble, comprenant son désir de vie éternelle. Plus que quiconque, Tschann, qui porte dans son appellation la fin de son nom & le début de son prénom, sait que les bagages ancestraux s'alourdissent s'ils ne grandissent pas. D'ailleurs, psychanalyse & 'Pataphysique instruisent sa 'Chaire Paradisiaque d'où elle finit par dégager un je(u) divin. Son but étant de mettre naturellement K.-O. le chaos par la libération d'une conscience apte à embrasser toutes les sciences, des plus dures aux plus molles (théologie). Alors, dès 2012, en alchimiste des temps modernes, transformant le Muséum National d'Histoire Naturelle en résidence d'artiste, elle se consacre à l'écriture d'un ouvrage sur l'objet de conservation par excellence qu'est le Saint Graal, autrement dit la Clé paradisiaque. Ainsi, elle s'inscrit autant dans la continuité du père des sciences modernes & non moins philosophe Francis Bacon, chercheur d'une immortalité, que dans celle de son célèbre descendant homonymique, peintre d'une déconstruction. Abondant définitivement en faveur d'un monde spirituel, Tschann redistribue ce qu'elle perçoit d'une Puissance sommant l'Immanence comme juge unique d'une beauté virginale à l'origine d'un Happening paradisiaque. Aussi, en 2019, dans une exploration des danses spirituelles, le Conseil International de la Danse, à l'UNESCO, l'invite significativement à agrandir ses rangs. Car c'est au coeur d'une danse universelle innée que son parcours achemine des lois picturales hors normes, axées sur l'Art sacré & propulsées par un esprit avant-gardiste.

Un art qui mène d'une déconstruction du chaos à l'Absolu divin, le PARADIS.